NÉODEMOS

Question énergie, les scénarios aussi pessimistes que réalistes incluront révoltes et conflits

 

 Cet article essaiera par une approche très terre à terre de présenter le rapport de notre société à l’Energie. 

 

L’accès à l’énergie, notre dépendance à celle-ci et les limites de cette dépendance seront abordées. Ces écrits dressent le tableau que je me représente après deux années à travailler/étudier dans le secteur de l’énergie.

 

 

 

Premièrement qu’appelle-t-on Energie ?

 

Les plus répandues qui s’illustrent dans notre quotidien sont l’énergie électrique, mécanique et thermique. Nous avons accès à ces énergies depuis des sources renouvelables (solaire, éolien, géothermie, biomasse…) ou non renouvelables (nucléaire, pétrole).

 

Au cours du temps, toutes les découvertes menant à la maîtrise d’une énergie sont à l’origine d’une révolution. Ces révolutions ont notamment permis une évolution de nos civilisations. Depuis la maîtrise du feu jusqu’à celle de l’électricité, en passant par l’invention de la machine à vapeur, notre société a évolué jusqu’à la révolution industrielle et l’époque dans laquelle nous vivons. Ces révolutions nous permettent respectivement de maîtriser l’énergie thermique, électrique et mécanique.

 

"Nous voulons tout, tout de suite"

 

Au 21e siècle, nous vivons tous en communauté, regroupés dans des villes de plus en plus denses et sommes de plus en plus nombreux. Deux des enjeux industriels majeurs sont l’alimentation et le confort. Nous devons être capable au minimum de nourrir et loger tout le monde. Mais la notion de confort est subjective et tend à croître jusqu’à faire naître d’autres exigences. Nous voulons tout, tout de suite, dans un monde qui ne cesse de se renouveler.

 

Les contraintes économiques forment une société régie par des critères de rentabilités, débouchant sur un système de production et de consommation de masse. Les impacts environnementaux des activités industrielles qui en découlent sont largement connus de tous. Une des grandes inquiétudes pour la fin du siècle concerne les réfugiés climatiques. Victime de la montée des eaux ou de l’aridité d’un écosystème bouleversé, le nombre de réfugiés climatiques pourraient atteindre 250 millions de personnes aux alentours de 2050, alors que l’actualité nous illustre tristement qu’un phénomène d’une telle ampleur peut être source de conflit. D’autant plus que la transition vers une économie décarbonée avec des systèmes de production d’énergie renouvelable ne respecte pas les critères de rentabilités industrielles et semble encore (post-COP21) une utopie.

 

"Les scénarios aussi pessimistes que réalistes incluront révoltes et conflits."

 

Nous sommes donc de plus en plus à consommer davantage dans un espace de plus en plus restreint, nous avons donc besoin de plus en plus d’énergie par personne pour les productions agricoles, les transports, logements etc... Notre consommation et nos besoins énergétiques sont croissants alors que nos principales sources de matières premières se renouvellent cycliquement et que nos sources de production d’énergie ne sont pas renouvelables. Nos besoins sont donc exponentiels dans un système (la Terre) qui produit de façon linéaire. Les limites d’une exponentielle sont infinies alors qu’une production linéaire est finie. Il y a donc une incompatibilité mathématique dans le temps. Cela se traduira par un manque de ressources pour une partie de la population mondiale qui creusera les inégalités. Les scénarios aussi pessimistes que réalistes incluront révoltes et conflits.

 

"un devoir moral"

 

Posons-nous la question, n’avons-nous pas un devoir moral envers ces problématiques si nous en sommes pleinement conscients ? Par quoi peut passer la transition énergétique si elle ne vient pas de notre économie (pour laquelle les leviers ne sont pas à la portée de tous) ? C’est peut-être d’adopter un mode de consommation différent, plus responsable. Mais aussi de créer du lien social pour solliciter les initiatives locales.

 

Je finirai avec une citation de Pierre Rabhi, porteur du mouvement Colibri « Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine. »

 

 

Matthieu

 

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