NÉODEMOS

La jungle de Calais et le jour d'après : à la rencontre de nos indésirables.

" LE CHIEN ET L'OISEAU "

 

 

En provenance d'Afrique et d'autres pays du monde, des personnes fuient leur pays pour chercher refuge en Europe. La France est souvent un simple pays de passage. Calais fait partie de ces endroits où se concentrent de nombreux réfugiés cherchant à rejoindre leur famille ou à construire une nouvelle vie en Angleterre.

 

Après le démantèlement de la "jungle", 750 personnes environ, majoritairement des hommes Soudanais et Érythréens, se trouvent encore dans la ville. A Paris, un centre humanitaire d'urgence accueille pour quelques jours les nouveaux arrivants qui n'ont pas de papiers, ni d'endroit où dormir. Des associations s’affairent à rendre leur dignité à ces migrants en leur fournissant nourriture, couvertures, vêtements... Utopia 56 est un de ces réseaux d'hommes et de femmes volontaires qui se rendent disponibles et donnent de leur temps pour aider ces personnes.

 

 

 

 

J'ai eu la chance de fréquenter, pendant 2 semaines, ces hangars où les bénévoles font la cuisine, trient les dons de vêtements et où ils préparent des camions qui partiront en maraude. Ils se chargent aussi de conduire les mineurs à l'hôpital, organisent un accueil administratif et trouvent des hébergements aux migrants. 

A Calais, j'ai pu échanger avec les bénévoles. J’ai ressenti une véritable bienveillance dans les yeux de John, Lola et les autres. A Paris, j'ai assisté à un match de foot, entre migrants et bénévoles, dans l'une des structures de loisirs proposées. J’ai essayé de capturer l’énergie qui en émanait. Même énergie que beaucoup investissent dans l'apprentissage du français, en tentant de s’intégrer à une société qui peine à les accepter.

 

Par Nicolas BEIGBEDER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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