NÉODEMOS

ORAL AMPH’BORDER

A partir de l’exposition «Venenum» au musée des confluences de l’été 2018 j’ai choisi de m’intéresser aux médicaments/venin, à la fois salvateur et pernicieux. Grâce à différentes recherche j’ai pu découvrir qu’il existait plusieurs sorte de médicament à la frontière avec la drogue. Cela m’a permis d’axé mon travail une seule sorte de produit : les psychoactifs.

 

 

Au sein des psychoactifs nous trouvons les stimulants. Les stimulants sont une substance chimique qui influe sur l’activité mentale. Ils sont utilisés à des fins thérapeutiques pour augmenter la vigilance ou à des fins amincissantes. Néanmoins ils peuvent être utilisés de façon détournés pour augmenter la résistance, la productivité. Ils apportent vivacité d’esprit et dissipation du sentiment de fatigue. Ils sont aussi connus sous le nom d’amphétamines. Ils entrainent un sentiment de dépression lorsque les effets se dissipent, tolérance et dépendance psychologique et physique. En effet, à court et long terme les stimulants peuvent provoquer : hallucination, trouble cardiaque, dilatation des pupilles... La frontière entre le médicament et la drogue est alors très étroite.

 

Afin de débuter mon travail je me suis inspiré du film Requiem for a dream, réalisé par Darren Aronofski en 2001, qui retrace la vie de Harry Goldfarb, Marion et Tyrone. Trois junkies qui passent leurs journées ensemble à se droguer. Et Sara, la mère d’Harry, une femme rendu complètement accro à la télévision suite à la mort de son mari qui va suivre un régime draconien à base d’amphétamines afin de participer à sa série préférée, au péril de sa santé physique et mentale.

 

Grâce aux différents cachet que prend Sara chaque jour j’ai pu constituer une gamme coloré :

 

- Un vert acide, que l’ont peut associer à la maladie,

- un violet, synonyme d’asservissement et de dépression,

- un noir profond, que j’ai personnellement intégré dans cette gamme puisqu’il reflète la mort.

Lorsqu’un individu consomme ce genre de médicament/drogue son cerveau se trouve en phase d’hyperactivité neuronale et son corps se retrouve en phase de surproduction organique. Ce qui m’a permis de dégager 2 axes de réflexions :

 

- Réseau confondu

et

- Ebullition interne

 

 

A la suite d’une prise d’amphétamine la pupille réagit, elle se dilate. En m’inspirant de cette pupille, j’ai pu créer une structure sensorielle dans laquelle le spectateur va pou- voir s’insérer afin de s’immerger dans se qui selon moi reflèterai l’intérieur d’un corps sous l’emprise de cette substance.

 

Ma réflexion se base donc sur cette activité provoquée à l’intérieur même du corps. Tandis qu’à l’extérieur, celui-ci est totalement neutre mis à part la dilatation des pupilles.

 

Grâce à différentes prises de vues à l’intérieur de cette structure sensorielle j’ai pu réaliser une série de recherche de motifs qui sera exploité dans ma futur collection.

Ma collection se veux engager afin de lever un tabou mis sur ses psychotropes. Pour cela j’ai distingué trois phases lors de leur prise :

 

- LA MONTÉE : caractérisée par une modification de la perception de l’environnement.

 

- LE PLATEAU : sentiment de bien être et de plénitude

 

- LA DESCENTE : crampe musculaire et cardiaque

 

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J’ai créer une série de vêtement témoin de ses trois phases, en gardant l’idée que ce corps vu de l’extérieur est quasiment neutre, mais qui à l’intérieur est totalement sous emprise des amphétamines.

 

J’ai choisi une gamme de tissus imperméable afin de signifier cette impossibilité de pénétrer ce corps momentanément habité :

 

- une toile enduite

- une gabardine

- un polyuréthane

- un ripstop

 

Après une phase d’exploration grâce à des croquis et dessins de différentes vestes, cagoules, et ceintures.... J’ai conçu une collection pour homme constituée de pièces englobantes/ modulables et oppressante par l’utilisations d’accessoire tel que les sangles et les fermoirs clipsés.

 

 

J’ai réalisé :

 

- un manteau : over size noir avec des resserrages au niveau des manches et du coeur pour signifier l’augmentation de la pression artérielle lorsque le médicament fait effet.

 

- une cagoule englobante : un capuchon recouvrant les épaules, la tête et la majeure partie du visage, avec des boucles ajustables sous les bras ainsi que des fermetures à glissières sur la tête et au niveau du visage afin de le libérer ou au contraire emprisonner la partie supérieur du corps au moment du changement d’état.

 

- une ceinture : qui vient se placer autour de la tête, des bras ou tu ventre pour perturber l’espace et sa vision, contraindre le porteur.

 

- une veste membrane: coupé/ réalisé dans un motif que j’ai créé. Celle ci est fermé grâce à une pâte aimanté invisible. Cette pièce vient symboliser la disparition des effets de cette prise d’amphétamines. Comme si cette membrane se décrochait/ disparaissait à la fin de cette expérience sensorielle interne violente.

 

 

Cette collection métaphorique s’appelle «AMPH’BORDER», un mélange entre l’abréviation d’amphétamine et «limite» en anglais, border. Elle s’adresserait à un jeune homme provocateur entre 20 et 30 ans, qui porte un style over size et urbain. Ses pièces feraient parties d’une même gamme s’intégrant à une gamme urban chic.

 

 

Mélanie Rizzi 

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