NÉODEMOS

Blériotte : déréalisation, contemplation, désir, sidération, défense, rage…

Blériotte est graphiste et illustratrice. Elle travaille entre autre à l’Atelier Garage, lieu berceau de la micro-édition lyonnaise, qui lui a permis d'approfondir ses recherches et de produire des séries de tirages (sérigraphie et risographie, affiches ou fanzines) qu’elle a montré lors d’expositions personnelles ou d’événement collectif. Elle a notamment collaboré avec des revues indépendantes féministes (Hystérique, Mama Rassise, Femixion), le studio de design Guerilla Graphik pour le programme de l’Université Populaire, ainsi qu’avec le label indépendant Neo Record sur un projet de clip. 

 

Vision animale d’un univers en trichromie, où une figurine aux joues poudrées de blanc balance son corps comme un funambule au milieu d’un monde embrasé. Conte silencieux en rouge et noir, c’est une traversée dans un paysage intime truffé de souvenirs et de peurs.

 

Le rouge est un paysage qui pulse sous l’influx des émotions, le monde perçu à travers la membrane fine d’une muqueuse. C’est la peau à nue transpercée de soleil, c’est l’émotif accru.

 

Le noir c’est le cosmos dans lequel on plonge lorsqu’on ferme les yeux, c’est le devenir aveugle qui nous rend clairvoyant, c’est la peur qu’on apprivoise en descendant les escaliers en pleine nuit et en longeant les murs, c’est tout le vide qu’on perçoit dans le fond de sa chambre et qui pourrait être plein de mille fauves. C’est regarder en face nos ténèbres et tenter d’y voir des étoiles.

 

Le blanc c’est le voile qui recouvre notre visage comme un masque de clown, c’est cette façade poudrée qui lisse nos rides, c’est l’absence ou le retrait, l’inconséquence de l’être qui survole ou traverse le monde comme un ectoplasme aux allures de femme. Naïveté égarée qu’on retrouve errant dans les dédales.

 

 

L’expo

 

Mes illustrations sont souvent impulsées par des sensations que j’éprouve au quotidien : déréalisation, contemplation, désir, sidération, défense, rage… Mais j’aime aussi beaucoup évoquer avec ironie des sujets sociaux, comme avec l’image de la cathédrale qui brûle, souriante (“Ôde aux Incendies”)… Ou bien cette main qui fleurit d’un côté, et qui de l’autre est prête à exploser avec la mèche qui se consume (“Extinction imminente”). De la même manière, l’image « Les Doigts Sales », se nomme ainsi en hommage à l'ouvrage « Les Mains Sales", il y a donc une équivocité dans ces doigts sales (de quoi? sang, cyprine? encre?), associés à la culpabilité propre au titre de Sartre. Mon inspiration puise aussi dans les histoires traditionnelles populaires qui sont une source d’images très fortes et pleines de sens, associant vie et mort avec beaucoup de virtuosité. 

 

 

 

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